COOPERATIVE OLEICOLE INTERCOMMUNALE CŒUR DU VAR
Un peu d’histoire…
Comme son nom l’indique, notre coopérative a une base intercommunale depuis sa création en 1924. Elle avait été installée dans ses locaux actuels, qui étaient à l’époque une usine de pipes taillées dans des souches de bruyères.
Elle était implantée au bord d’un canal pour utiliser la force motrice de l’eau. Une turbine transformait cette force en électricité.
Son nom d’origine était la Coopérative Oléicole La Lucoise, mais dès l’origine sa circonscription regroupait les Mayons, Le Cannet des Maures, Gonfaron et le Thoronet en plus du Luc.
Elle était équipée de quatre presses Coq et d’un broyeur à meules. On peut voir une partie de ce matériel dans le jardin devant le Crédit Agricole au centre du Luc.
Malgré le gel de 1956, elle a résisté à la disparition de bien des moulins et son territoire d’approvisionnement s’est étendu au territoire de la communauté de communes Cœur du Var.
Intervention de l’intercommunalité…
A partir de 1982 d’ailleurs, le SIVOM du Centre Var, ancêtre de l’actuelle intercommunalité, a pris progressivement en charge la gestion de la coopérative oléicole, qui a acquis son nom actuel et son nom commercial de « Moulin du Grimaudet ».
Trois phases de modernisation se sont déroulées entre 1982 et 2017 pour arriver à l’infrastructure actuelle qui permet de traiter annuellement plusieurs centaines de tonnes d’olives alors que précédemment le record était de 150 tonnes.
La fermeture du moulin entre 2015 et 2017 due à un manque d’investissement dans la modernisation du matériel a permis de doter le moulin d’un matériel neuf et performant et surtout de sécuriser les conditions d’apports par la cour intérieure.
Il faut se rappeler qu’avant cette date les adhérents livraient les olives par le quai d’apports au bord de la route des Mayons, frôlés par le passage des camions. Les olives étaient montées à l’étage par une trémie et mises en « moulon » avant d’être triturés au rez de chaussée.
Les prestations ont été instaurées par la mise en place des palox à l’étage début 90, pour que les clients capables de faire plus de 300 kg à l’époque puissent avoir leur huile à part.
Aujourd’hui les nouvelles machines permettent de traiter 1500 kg à l’heure tout en traitant les prestations individuelles à partir de 200 kg. En dessous de ce poids les olives sont mises dans la communelle.
Cette modernisation générale a été permise par le rachat des murs et du terrain de la coopérative par la communauté de communes Cœur du Var. Grâce à ce financement et à un emprunt, la coopérative a été recapitalisée. Les travaux d’accès par l’arrière, de création d’une cour intérieure et d’une dalle bétonnée de manutention et de livraison ont permis de rationaliser les apports.
Les autres partenaires…
Le moulin étant situé au bord d’une départementale mais dans la zone urbaine, il a fallu négocier avec la commune du Luc et avec le Conseil Général du Var, pour obtenir une mise en sécurité de l’accès à l’arrière du moulin et d’une sortie sur la route des Mayons sécurisée. C’était la condition émise par notre conseil d’administration à la réouverture de la coopérative. Aux termes de cette négociation et grâce à un financement croisé, un ralentisseur a été installé sur la chaussée de la RD 33, une signalétique mise en place et une voie d’accélération créée. Depuis sa réouverture aucun accident n’est venu entacher la mise en place de cette sécurisation.
Au chapitre des remerciements il faut aussi signaler le rôle irremplaçable de la CUMA forestière du Centre Var, de son président et de son personnel. Non seulement la CUMA a participé au financement de la modernisation mais c’est son personnel qui a maintenu le savoir-faire accumulé pendant des décennies dans l’élaboration de l’huile d’olive. Nombre d’entre eux sont d’ailleurs aujourd’hui administrateurs de la coopérative et participent à son développement.
Un matériel moderne et performant…
Une effeuilleuse puissante a été installée sur le quai de livraison à l’extérieur. A l’intérieur, un carrelage a été posé sur toute la surface, avec une laveuse, un broyeur à couteaux séquentiels, et deux chaînes de trituration, avec quatre bacs de malaxage et deux décanteurs, pour éviter de stopper le moulin en pleine saison.
En 2023 on a ainsi pu traiter 305 tonnes d’olives et 210 tonnes en 2024.
Grâce à cette infrastructure, les conditions de travail et de respect de la « marche en avant » ont été largement améliorées. Les olives sont traitées sans aucune attente avec un stockage dans les meilleures conditions d’hygiène. Grâce à la mise en place d’un quasi 2/8 on arrive à traiter sous 24 heures même les apports de mi-novembre qui parfois dépassent les 15 tonnes journalières.
Des pratiques respectueuses de l’environnement…
Le matériel de la coopérative permet aussi, en toute transparence, de récupérer les margines et grignons, les « margions » pour les épandre sur les parcelles prévues au plan d’épandage. C’est la coopérative de Gonfaron qui réalise pour notre compte ces épandages qui font l’objet d’une déclaration à l’Agence de l’Eau Méditerranée.
La coopérative est d’autre part certifiée Ecocert ce qui lui permet de traiter de plus en plus de production bio car la demande augmente d’année en année.
Cela représente autour de 30 % des apports, certifiés, alors que le taux est beaucoup plus important car de nombreux oléiculteurs, non professionnels agricoles, ne mettent aucun traitement phytosanitaire dans leurs vergers.
Une coopérative au service de tous…
La composition des oléiculteurs a changé depuis quelques années. En effet de nombreuses plantations voient le jour avec de nouveaux adhérents. Très souvent en bio et irriguées ce sont des adhérents très exigeants qui trouvent chez nous un service attentif et performant. A côté d’eux, de petits oléiculteurs souvent néo ruraux, ou des anciens qui maintiennent cette tradition, apportent la production d’un ou de quelques arbres de leur jardin ou de leur verger.
C’est la grandeur de la coopération. Il faut accorder la même attention à tous les adhérents car c’est son principe de base, « un homme une voix ». Tous les coopérateurs sont à égalité à nos yeux et c’est notre grande fierté d’avoir su nous moderniser dans le respect de ce principe coopératif.
Il va sans dire que tout ceci n’a été permis que par le dévouement depuis plus de cent ans de personnels et d’administrateurs passionnés par notre culture et nos traditions provençales.
Oléicolement vôtre,
Le conseil d’administration.
